Voilà huit mois que le monde émergent assiste consterné à une crise qui s’est longtemps refusée à dire son nom. Pour les pays émergents, cette crise ne fait que prendre acte d’un divorce entre leur approche de la finance et celle des pays développés. Pendant des années, les pays émergents ont vu ou entendu tour à tour les responsables occidentaux vanter la théorie du « risque zéro » et prôner la soumission des êtres humains – par essence faillibles, aussi compétents soient-ils – aux vertus des modèles (...)